Jeu de massacre

C’est la première fois que je vois un remake de Scarface sur scène. Mais quand un personnage sort une tronçonneuse pour tranchouiller dans le vif, j’ai eu franchement peur que le sang gicle.

Et oui, Alpenstock c’est un jeu de massacre sur fond de youtz tyrolienne. Fritz, le mari, n’a de cesse de tuer sauvagement les amants de sa femme, Grete.

C’est assez jubilatoire.

Il faut préciser que cela constitue l’action principale de la pièce. Il y a aussi un long discours sur les supermarchés cosmopolites, mais je n’y ai rien compris. C’est que dans Alpenstock, il y a aussi un message caché.  Mais moi qui ne suis pas un intellectuel, j’ai préféré la tronçonneuse.

Paul Pignat

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Alpenstock
Cie L’Emporte-pièce
Mercredi 21 octobre à 19h

Les hommes préfèrent les chiennes

  • Je croyais que j’apprendrais l’anglais en un déclic. Mais je ne suis pas une femme à déclics.
  • On m’a dit que si je mettais du gel tous les jours, à 18 ans, je n’aurais plus de cheveux.
  • Selon mon psy, 80% des rencontres se font sur internet.
  • Les hommes préfèrent les chiennes.
  • Je croyais que tu m’aimais.
  • Les hommes préfèrent les chiennes.
  • Je ne dis jamais aux gros qu’ils sont gros, j’ai trop peur d’attraper leurs kilos.
  • Je croyais que si je buvais trop d’eau, j’aurais plein de tartre dans le ventre et que seul Calgon pourrait me sauver (mon coup de coeur, allez savoir pourquoi!).
  • Lire est une façon intellectuelle de déprimer.
  • Je croyais que tu m’aimais.
  • Je croyais qu’il y avait toujours deux personnes identiques, une noire et une blanche.

Sur scènes, huit personnes. Un groupe de sept, cinq femmes et deux hommes, sont attachés ensemble par une tierce personne. Celle-ci les ligote, bien serré, à l’aide de mètres et de mètres de gros scotch. Ils perdent alors toute individualité pour ne devenir plus qu’un: une énorme machine à croire. Une machine à croire qui est à la fois sûre d’elle, un peu bête, déprimée et pessimiste, mais aussi optimiste, romantique, féministe, macho, hésitante, etc.

Cette machine à croire lâche, par l’intermédiaire des sept personnages qui la constituent, des phrases qui sont des croyances plus ou moins sensées, plus ou moins stupides. Chacune de ces phrases a en elle-même un potentiel comique. Mais le plus drôle reste encore les enchaînements, parfois logiques parfois absurdes, que l’on peut trouver entre ces croyances, car les personnages donnent en effet parfois l’impression de dialoguer entre eux ou de rebondirent sur les croyances des autres.

  • Je crois qu’il n’y a qu’un pas entre l’amour un l’amitié.
  • Je crois qu’il n’y a qu’un pas entre l’amour un l’amitié.
  • Je crois qu’il n’y a qu’un pas entre l’amour un l’amitié. Et parfois même pas.

Le sexe. Le sida. Le préservatif. La première fois. Le sperme.
L’amour. Les enfants. Désirés ou non.
L’enfance. La petite souris. Les attouchements. Les rêves d’ado. Devenir une star.
Le pet. La constipation. Les ulcères. La mauvaise haleine.
Le racisme. Les poupées vaudous.
Le Père Noël.

Et bien d’autre encore… Des thèmes crus, mais qui touchent et concernent tout le monde. Des thèmes souvent tabous, propices aux fausses croyances.

Des croyances dans lesquelles on peut se reconnaître, des croyances qui sont drôles mais tellement courantes, des croyances qui, mis bout à bout, offre près d’une heure de rires à en donner des crampes à l’estomac (aïe, j’ai d’ailleurs encore mal… et aux zygomatiques aussi)

Audrey Castan

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Machine à croire
Vestiaires Dames
Mercredi 21 octobre à 21h

Vacances

Comédie de Michel Viala (1976),
par Les Tréteaux de Cossonay (VD) | 15.– / 10.–

Durée : 90 min.

La pièce

Vacances | de Michel VialaDeux existences helvétiques banales se rencontrent sur une plage désertée par la horde des vacanciers estivaux. Tandis qu’un bulldozer purge le sable des détritus abandonnés par des vacanciers peu scrupuleux, la conversation s’engage; chacun tente d’impressionner l’autre avec une réussite professionnelle imaginaire. Bientôt les masques tombent et c’est deux solitudes qui s’assemblent, se confient, se mêlent et s’emmêlent. Tandis qu’Henri semble avoir peur d’un bonheur possible à deux, Denise insiste, coupe les cheveux en quatre, n’ose pas affronter l’opinion des autres. Elle se résigne, il se ravise et tout finira peut-être bien.

Mise en scène   Bernard Formica
     
Henri (genevois)   Claude Henriot
Denise (fribourgeoise)   Dominique Chabloz

La troupe

1986: pour la première fois, Cossonay est le centre d’un important moment culturel, dont le clou des festivités est sans conteste Le Cadran solaire, spectacle joué sur le parvis de l’église et réalisé par Gil Pidoux et Dominique Gesseney. Ne pouvant se résoudre au mot "FIN" après une telle aventure, Gil Pidoux exhorte quelques courageux nostalgiques à mettre sur pied une troupe de théâtre. C’est ainsi que les Tréteaux du Parvis de Cossonay prennent naissance.

2007: la troupe fête ses 20 ans! Un auteur suisse s’imposait pour marquer l’événement. Deux pièces de Michel Viala sont ainsi montées, dont Vacances. Un grand Molière rassemblant acteurs, musiciens, danseuses, effets pyrotechniques et… un soupçon d’adaptions ponctue cet anniversaire.

Pour leur 22ème année, les Tréteaux de Cossonay montent Lysistrata, comédie grecque antique d’Aristophane… mais… sujet d’actualité s’il en est. Car 2’500 ans après son écriture, les femmes kényanes l’ont mis en pratique pas plus tard qu’au printemps dernier.

» www.lestreteauxdecossonay.ch

Onésia Rithner  [ intermède chanson ]

Concert gratuit, sur la petite scène du Café de l’Ancienne Gare

Onésia Rithner nous entraîne dans son univers musical poétique : aucun prétexte ne sera bon pour manquer les airs mélodieux de la jolie valaisanne !

» www.onesiarithner.com

Antigone

Tragédie de Jean Anouilh (1944),
par le Théâtre Sans Gage (Saignelégier, JU) | 15.– / 10.–

Durée : 105 min.

La pièce

Antigone | de Jean AnouilhAntigone est la fille d’Œdipe et de Jocaste. Ses deux frères, Étéocle et Polynice, se sont entretués pour le trône de Thèbes. Créon, frère de Jocaste et nouveau roi, a décidé de n’offrir de sépulture qu’à Étéocle et non à Polynice. Il avertit par un édit que quiconque osera enterrer le corps du renégat sera puni de mort. Antigone refuse cette situation. Malgré l’interdiction de son oncle, elle tente de recouvrir le corps de son frère. Créon est obligé d’appliquer la sentence de mort à Antigone. Au moment où le tombeau va être scellé, Créon apprend que son fils, Hémon, s’est laissé enfermer auprès de celle qu’il aime. Lorsque l’on rouvre le tombeau, Antigone est morte et Hémon, crachant au visage de son père, s’ouvre le ventre avec son épée.

Mise en scène   André Schaffter
Technique   Julien Froidevaux
Musique   Willy Steiner
Administration   Anne-Françoise Chappuis
     
Antigone   Manon Chaignat
Le choeur   Christiane Beucler
La bonne / un garde   Toinette Wisard
Ismène   Sophie Studer
Le petit page   Elisa Steiger
Créon   Gérard Rottet
Hémon / un garde   Yves-Anne Queloz
Un garde / musicien   Luca Jeannerat
Le messager   Lucien Ourny

La troupe

Troupe de théâtre amateur fondée en 1987 à Saignelégier, le Théâtre Sans gage a toujours présenté des pièces exigeantes du répertoire dramatique: Le Sommeil de la raison (Ghelderode, 1988), Grandeur et Décadence de Mahagonny (Brecht/Weill, 1991), La Cantatrice chauve (Ionesco, 1993), Le Balcon (Genet, 1996), Gargantua (Rabelais, 1997), Langue de la montagne et autres textes (Pinter, 1999), Le Malentendu (Camus, 2003), Le Roi se meurt (Ionesco, 2006). En juin 2006, au festival de Chisaz à Crissier (VD), le Théâtre Sans gage reçoit le Grand Prix pour Le Roi se meurt.

A FriScènes, on est comme en vacances.

Une plage, le bruit de la mer, le cris des mouettes, les sable. Quoi de mieux pour commencer une pièce?

Cela me ferait presque oublier l’annulation de mes prochaine vacances en raison du déficit du festival.

Cela prouve aussi qu’on a pas besoin d’être en Jamaique pour enlever sa chemise.

Dans Vacances, 0n est en Suisse autant qu’ailleurs, on retrouve tout ce que l’on se raconte lorsque l’on rencontre des compatriotes à l’étranger.

D’ailleurs, moi qui mets toujours des chaussettes dans mes sandales, ma copine a enfin eu le courage de me dire que cela fait ringard : cette pièce m’aura beaucoup appris.

Merci.

Paul Pignat

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Vacances
Les Tréteaux de Cossonay
Jeudi 22 octobre à 18h

 Dernière mise à jour du site: 6 janvier 2012 @ 15:07© FriScènes 2008-2010